L'investissement à impact : la réconciliation des intérêts financiers, sociaux et environnementaux

Cambodge
L'équipe In-Venture

          Une nouvelle génération d’acteurs privés rompent avec l’approche traditionnelle de la Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE) en évoluant vers un paradigme ou l’impact social et environnemental est activement recherché. Parmi eux se trouvent les  investisseurs à impact. 

 

Phénomène qui se développe au début des années 2000, l’investissement à impact cherche à créer et amplifier les impacts positifs des entreprises qui répondent aux urgences sociales et environnementales. C’est en cela qu’ils différent des investissements classiques. Les fonds d’investissement à impact demeurent néanmoins à visée lucrative et ils se distinguent ainsi des organisations philanthropiques par la recherche de retours financiers sur investissements. 

 

 En 2017, 229 investisseurs ont engagé 35 millions de dollars à l’investissement à impact, un chiffre qui devrait augmenter de 8% en 2018. La croissance du secteur repose sur un large marché, pourtant souvent négligé par les décideurs, appelé « bottom of the pyramid » (populations les plus pauvres), qui représente près de 3 milliards de personnes. 

 A l’instar d’Uberis, basé à Phnom Penh au Cambodge et opérant dans la région d’Asie du Sud-Est, les fonds d’investissement à impact ciblent les économies émergentes, où réside la plupart des populations pauvres. Ces fonds chamboulent l’écosystème de l’aide internationale traditionnelle et offrent de nouvelles solutions à l’aide au développement, aux cotés des organisations non lucratives et des acteurs publics. En effet, le secteur encourage l’émergence d’innovations commerciales pour les plus pauvres dans des marchés stratégiques tels que l’agriculture, la santé ou l’énergie. Uberis soutient par exemple Solar Home au Myanmar, une entreprise sociale qui fournit des réseaux autonomes d’énergie solaire à un prix abordable dans les zones rurales reculées. Avec 27 millions de foyers vivant toujours sans électricité en Asie du Sud Est, des entreprises comme Solar Home, soutenue par Uberis pour changer d’échelle, laissent présager d’un futur prometteur pour les populations les plus vulnérables de la région.